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IA ORANA !

Historique et légende du “tatau” (tatouage)

Pour faire synthétique, on peut remonter à environ 3300 ans pour retrouver les traces des ancêtres polynésiens.

« La conquête du continent bleu », fut une série de ricochets d’île en archipels; Vanuatu il y a 3300 ans, Fidji entre 3500 et 3000 ans, Tonga il y a 3200 ans, les Samoa entre 3000 et 2500 ans.n note une halte dans ce périple, puis on retrouve les traces d’une seconde vague migratoire et de civilisation, aux îles Marquises il y a environ 2000 ans, sans doute issue directement du sud-est asiatique.

On trouve ainsi aux îles Marquises les animaux domestiques océaniens, caractéristiques de la triade asiatique : Le chien, le cochon, le coq.
Puis sont colonisé : l’île de Pâques il y a 1500 ans, Tahiti et Hawaii il y a 1300 ans, enfin la Nouvelle Zélande il y a 900 ans. S′installent alors des sociétés très organisées et un art épanoui et abouti.

Né en 1968, et passant mon temps à dessiner étant jeune (car je n’ai jamais été petit !), j’entre en 1984 à l’école Thoubillon de Moncroc à Aix en Provence pour y étudier le dessin et la peinture.

C’est en 1994 que je deviens professionnel en réalisant des fresques murales et en exposant sur le port de St Tropez.

Ce sont les conquérants du nouveau monde qui rapportent que, dans tout le continent américain, les indiens pratiquent l′art du tatouage. Certains spécimens sont capturés puis ramenés en Europe et exhibés.
Bientôt, en 1691, c′est au tour du premier Polynésien tatoué, le Prince Jeoli; suivi de Omai de Tahiti, ramené par le capitaine Cook en 1770.

Dans toute la Polynésie, l′art du tatouage était très répandu; mais atteint aux îles Marquises un très haut degré de perfection. A l′ origine, le tatouage polynésien serait issu de la culture du peuple Lapita, qui quitta le sud est asiatique il y a plus de 4000 ans. Atteignant les îles Samoa au début de notre ère, ils s′établirent ensuite aux îles Marquises.

Le premier mot désignant ces marques cutanées indélébiles est issu du terme Tahitien « TA TAU ». Terme qui fut repris dans les langues européennes : tattoo, tatouage, tätowierung, tatuaggio ...

Le tatouage Polynésien traditionnel était à l′honneur jusqu′aux années 1820. Il avait depuis, presque disparu, car il fut interdit par les missionnaires, ceux-ci y voyant là, un moyen de séduction.
Néanmoins, depuis les années 70, le tatouage Marquisien connait un fort regain d′intérêt. Il joue un rôle moteur dans l′évolution culturelle de la Polynésie d′ aujourd′hui, tout en gardant l′aspect traditionnel du tatouage ancestral.

La légende raconte que les dieux polynésiens pratiquaient l′art du tatouage, sous la tutelle de Tohu, dieu du tatouage et créateur des motifs et couleurs des poissons.
Un jour, pour séduire Hina, que ses parents surveillaient de très près, les dieux Mata Mata-Arahu et Tura′i Po sortirent du Po (la nuit originelle), et se présentèrent à elle couvert de dessin bleutés. Hina fut séduite et conquise, et enlevée !
Les hommes décidèrent alors de les imiter.
Mata Mata-Arahu et Tura′i Po leur apprirent l′art des motifs imprimés à même la peau.

Depuis, les hommes sont tatoués, pour plaire à leurs semblables et s′attirer la bienveillance des dieux.

En 1995, je commence à m′intéresser aux « All Blacks », fameuse équipe de rugby de la Nouvelle Zélande. Je me découvre un autre centre d′intérêt pour leurs tatouages et la culture Maori. Fin 1995, un grave accident et une longue immobilisation, me pousse à reprendre mes études pour devenir infirmier, je passe donc mon diplôme d′Etat en 2002.

J′en profite pour aller faire un petit tour chez un ami à Tahiti. Là, je m′enferme dans la bibliothèque de Papeete pour « bosser » sur mon « Tatau ». Chaque motif à sa signification, et chaque « Tatau » se doit d′être unique. Ce Tatau, appartient à celui qui le porte, il tient compte de sa personnalité et de son vécu.

En Polynésie, il est « Tabu » (tabou), de reproduire un Tatau qui existe déjà sur quelqu′un ... C′est la raison pour laquelle je ne fais que des créations, et mes compositions ne seront jamais reproduites (par moi en tout cas !).

Parallèlement j′expose des tatouages sur toile de lin, où la encore chaque œuvre est unique. C′est après avoir dessiné un Mo′o (lézard) spécialement pour mon fils, qu′il a aujourd′hui tatoué sur le mollet, que j′ai décidé de me former aux techniques du tatouage. J′ai donc fait appel à Patrick Chaudesaigues du collectif Tatouage 21 (cf lien), pour effectuer une formation professionnelle d′artiste tatoueur.